Principe de la transplantation capillaire


Les techniques modernes de transplantation chirurgicale de cheveux permettent de remplacer les cheveux perdus et de recréer la ligne frontale avec vos propres cheveux naturels et vivants. La greffe capillaire est une greffe dite autologue, c’est-à-dire que les greffons sont prélevés sur le sujet lui même. Par conséquent, il ne peut pas exister de rejet.

Les greffons sont prélevés de préférence au niveau de la zone occipitale qui est la plus discrète en terme de cicatrisation mais surtout qui a l’énorme avantage d’avoir une résistance très importante à la chute pathologique des cheveux. Il persiste de façon quasi systématique une zone chevelue qui s’appelle la couronne hypocratique. La transplantation peut être aujourd’hui si naturelle que bien souvent, les coiffeurs ne peuvent même pas la déceler.

La différence entre la technique de greffe de cheveux FUE et la technique FUT

La FUE


Le principe de la technique dite par extraction consiste avec un micro bistouri circulaire à désintégrer le derme autour de la tige capillaire qui permet ainsi de libérer le follicule par une technique d’extraction douce. Il n’est pas possible d’envisager de réaliser cette intervention sans un rasage complet de la zone donneuse et de la zone receveuse.

Un dessin est réalisé permettant de couvrir la quasi totalité de la zone d’alopécie.
L’astuce chirurgicale est la très grande superficie de prélèvement possible, zone occipitale, zone occipito-pariétale c’est-à-dire une superficie d’environ 300 cm2. Il n’y a pas de suture, il n’y a pas de zone de cicatrice, les rétractions des zones de prélèvement deviennent quasiment invisibles autorisant une seconde prise de greffe 6 mois à un an plus tard. Il s’agit d’une technique extrêmement bien supportée avec un seuil de douleur sur une échelle de 0 à 10 situé selon les patients ente 0 et 1. Il n’y a pas besoin de prendre de médicaments le soir après l’intervention car la douleur est inexistante.
Tous les implants prélevés sont intercalés entre les cheveux existants et permettent une densification considérable voire une réhabilitation très importante des alopécies même évoluées. Le seul inconvénient est le temps de repousse des cheveux qui demande environ une quinzaine de jours avant d’être socialement acceptable le lendemain et le surlendemain. La zone donneuse guérie sans laisser de cicatrice visible (de petites croutes se formant sur les greffons et tombent au bout de 8 à 10 jours). Après 10 à 15 jours selon l’intervention, des microgreffes commencent à tomber, cette phase peut durer un mois cela est tout à fait normal il n’y a pas à s’inquiéter. Les cheveux commencent à repousser 3 à 4 mois plus tard. Au début, la repousse est lente et elle ne devient normale que vers le 5e mois. Le résultat de microgreffes est appréciable au bout de 12 à 15 mois.

La FUT


Le principe de la technique de FUT ou technique de la bandelette consiste en la prise chirurgicale de cheveux situés au niveau de la zone occipitale avec une suture et une cicatrice résiduelle. La suture doit être particulièrement soignée car le risque de cette technique est l’élargissement cicatriciel. Toutefois, une suture minutieuse réalisée par un chirurgien plasticien permet de réaliser une suture à la fois trichophytique (repousse des cheveux dans la cicatrice) avec réalisation de points sous cutanés et petit surjet intra dermique. En théorie, si le prélèvement est réalisé correctement, la cicatrice est extrêmement discrète. Une anesthésie locale suffit largement à prélever plus de 1000 greffons. Il n’y a pas besoin de raser le cuir chevelu au niveau de la zone donneuse. En revanche au niveau de la zone receveuse si l’on veut faire un travail de qualité il est toujours préférable pour des raisons de minutie chirurgicale, de raser toute la zone implantée.

La première nuit post opératoire est marquée par une petite sensation de traction, les points de suture sont enlevés au 10e jour. Les cheveux commencent à repousser vers le 3e-4e mois avec une chute des cheveux sur la zone receveuse à partir du 1er mois et qui correspond à l’effluvium télogène.