Greffe capillaire, alopécie et perte de cheveux chez la femme

Perte de cheveux chez les femmesLa perte de cheveux chez la femme comme chez l’homme est un phénomène normal au printemps et à l’automne. Il s’agit d’un phénomène naturel appelé effluvium télogène. 100 à 150 cheveux tombent ainsi tous les jours et sont renouvelés, cette perte de cheveux est régénérée, elle n’évolue pas vers l’alopécie.

L’alopécie chez la femme est le plus souvent d’origine hormonale. Elle est appelée alopécie androgénique. Celle ci contrairement à l’homme se distribue sur l’ensemble du cuir chevelu. Le plus souvent le bilan hormonal est tout à fait normal et la perte de cheveux est due à une sensibilité anormale et/ou une présence trop élevée d’hormones androgéniques : testostérone, androstènedione etc.

Si la présence trop élevée d’hormones mâles peut être réactionnelle à des situations aiguës de la vie telle que des stress importants (divorce décès traumatismes majeurs)  et peut en effet  provoquer une alopécie, celle ci est le plus souvent transitoire. Pourtant,  le plus souvent l’alopécie  n’a pas de cause connue : le bilan hormonal est normal il s’agit en fait d’une sensibilité anormale aux hormones males. Cette alopécie est androgénique et d’ordre génétique elle débute tôt , dès la fin de la puberté, et est évolutive si elle n’est pas traitée.

Constitution de l’alopécie androgénique

Le mécanisme d’action de l’alopécie androgénique est liée à l’activité trop importante d’une enzyme : la 5 Alpha réductase. Cette hormone métabolise la testostérone en dérivés  hormonaux actifs sur le cycle capillaire qui induisent un raccourcissement des cycles. Il apparaît ainsi une miniaturisation des tiges capillaires puis la mort prématurée des bulbes et des cheveux puis l’extension de l’alopécie féminine.

L’alopécie est très rarement complète chez la femme mais le défaut de couverture  du cuir chevelu peut être très importante.

La prise en charge de l’alopécie androgénique féminine

Le traitement est très complexe car le mécanisme de régulation de l’hyper androgénie doit tenir compte des variations hormonales cycliques menstruelles.

Le traitement commence le plus souvent par un état des lieux c’est à dire une appréciation de l’importance des lésions et de l’involution des tiges capillaires ou cheveux. Un trichogramme c’est à dire une analyse est pratiquée par votre dermatologue. Un photo trichogramme peut être un examen interressant. Ces analyses nécessitent l’œil exercé d’un médecin spécialiste de l’alopécie androgénique.

Les traitements qui ont apporté la preuve médicale de leur efficacité ils sont utilisés seuls ou en association :

Une lotion : l’alostil dosé à 2% ou 5%.
Un gel 
à appliquer sur les cheveux: Le progestrogel.
Des pilules hormonales 
: Les hormones anti androgènes ou visant à réguler l’excès d’hormones males dérivé de la testostérone sont essentielles au traitement de l’alopécie androgénique féminine.

L’androcur nécessitant un suivi et des précautions particulières : analyse visant à écarter une éventuelle grossesse et un suivi hépatique rigoureux.

Les pilules contraceptives  telles que Jasmine etc. seront prescrites par votre gynécologue sur les conseils de votre dermatologue.

Les shampoings traitants. Si certains instituts proposent une étude des cheveux « microscopique » par un prélèvement de deux ou trois cheveux il s’agit le plus souvent d’un examen très incomplet  réalisé par des personnes non suffisamment formées et qui vise essentiellement à prescrire des shampoings souvent assez onéreux  destinés à traiter l’alopécie. Ces shampoings sont toujours inefficaces, au mieux donnent t’ils un effet volumateur sur les cheveux avec un effet de couverture plus important.

Les meilleurs shampoings sont ceux qui sont le plus neutre possible, non anionique tels que Klorane, Ducray élution usage fréquent etc. L’essentiel étant de ne pas stimuler l’hypersécrétion de sébum.

La greffe de cheveux est une option également intéressante dès lors que l’alopécie est stabilisée. C’est la seule solution permettant de redonner plus de cheveux  donc de volume en prélevant des cheveux au niveau de la zone occipitale. La zone occipitale est certes également touchée par l’alopécie androgénique puisqu’elle est diffuse mais dans une moindre mesure, c’est la seule zone donneuse soit par technique de la bandelette soit par extraction folliculaire : technique FUE ou follicular Unit Extraction.

Les compléments alimentaires. Les compléments vitaminiques pourtant très largement prescrits sont la plupart du temps inefficaces dès lors que l’alimentation est équilibrée.

Eviter de porter les cheveux trop longs et trouver une coupe augmentant l’effet volumateur.

Au total le traitement de l’alopécie androgénique féminine est complexe et nécessite la collaboration de votre gynécologue, de votre dermatologue. Votre chirurgien plasticien apportera par la technique de microtransplants capillaires une augmentation de la densité de cheveux sur les zones les plus visibles.

La classification de LUDWIG pour la calvitie chez la femme

L’alopécie androgénétique chez la femme qui est durable se manifeste par une raréfaction de la chevelure de façon diffuse avec une atteinte élective  du sommet du crâne.
On distingue 3 stades selon la classification de Ludwig :Classification de Ludwig pour la calvitie féminine

Stade I
Alopécie modérée du vertex à grand axe antéro-postérieur avec un élargissement de la raie.

Stade II
Chute de cheveux sur le sommet du crâne.

Stade III
Perte quasi totale des cheveux avec persistance d’une ligne frontale.